Tout savoir sur l’effet Mandela
Le concept d’effet Mandela ne vous est pas familier ? Cette page est là pour tout vous apprendre à ce sujet ! De l’origine de son nom à son fonctionnement, vous devriez avoir appris les grandes lignes avec cette page.
Les faux souvenirs
L’effet Mandela fait partie d’une catégorie de phénomène psychologique qui s’appelle les faux souvenirs. Ce sont des souvenirs qu’une personne a de quelque chose qui ne s’est en réalité pas produit.
C’est lors des débuts de la psychanalyse que la notion de « faux souvenirs » est apparue et a commencé à être étudiée, notamment par Sigmund Freud et Pierre Janet, puis surtout par Elizabeth Loftus dans les années 1970. Cette dernière a mené des études pionnières sur le sujet, ce qui a ouvert la réflexion sur les souvenirs et sur la manière dont on peut artificiellement créer des souvenirs. Depuis, de nombreuses autres études ont été réalisées afin de démontrer qu’il est possible d’implémenter de faux souvenirs dans la mémoire de personnes et comment cela est effectivement possible.
Pourquoi le nom « Effet Mandela »
La particularité de l’effet Mandela, par rapport au concept de faux souvenirs, est qu’il décrit ce qu’on appelle un « faux souvenir collectif », c’est-à-dire quand plusieurs personnes (qui ne se connaissent pas forcément) ont le même souvenir de quelque chose qui ne s’est pas produit.
C’est la chercheuse en paranormal Fiona Broome qui a donné son nom à ce phénomène, car elle était persuadée que Nelson Mandela était décédé en prison dans les années 1980 et elle avait des souvenirs de la couverture médiatique de cet évènement. Et elle s’est rendu compte qu’elle n’était pas la seule à avoir ce souvenir-là… alors qu’il est totalement faux. Nelson Mandela n’est pas mort dans les années 1980, il a en effet vécu jusqu’en 2013 tout en ayant une vie politique active (on peut notamment citer son mandat en tant que président de l’Afrique du Sud de 1994 à 1999).
Comme c’est le premier cas de faux souvenir touchant plus qu’une seule personne a avoir été identifié, Fiona Broome l’a nommé ainsi.1
